Saint 24 Janvier : Saint François de Sales Évêque qui se Consacra à la Sainte Vierge et écrivit une "Introduction à la Vie Dévote"

Saint François de Sales
Évêque de Genève (+ 1622)
Né
le 21 août 1567 au château de Sales près de Thorens-Glières en Savoie,
dans une noble famille catholique, il était destiné à un brillante
carrière juridique. Son père l'envoie étudier à Paris. Mais il y
découvre la théologie et les problèmes de la prédestination, soulevés
par les calvinistes. Scrupuleux, il se croit prédestiné à être damné. Le
désespoir le submerge jusqu'au jour où il découvre le "souvenez-vous",
la prière mariale attribuée à saint Bernard. Il retrouve la paix et ce
sera l'un des grands messages de sa vie quand il pacifiera sainte Jeanne
de Chantal, puis quand il écrira son "Introduction à la vie dévote".
Prêtre,
puis évêque de Genève, il réside à Annecy, car Genève est la "Rome" des
calvinistes. Il fréquente les plus grands esprits catholiques de
l'époque, introduit en France la réforme des carmels initiée par sainte
Thérèse d'Avila, la fondation de l'Oratoire français* par Pierre de
Bérulle (1611) - l'Oratoire avait été fondé à Rome en 1564 par saint
Philippe Néri.François de Sales et Jeanne de Chantal - vitrail église de
Thorens-Glières
Lui-même fonde l'Ordre des Visitandines pour mettre
la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Son
"introduction à la vie dévote" est un ouvrage qui s'adresse à chaque
baptisé.
Il y rappelle que tout laïc peut se sanctifier en faisant joyeusement
son devoir d'état, en lequel s'exprime la volonté de Dieu. Il est le
patron des journalistes car il écrivit de nombreuses feuilles imprimées
qui sont des "gazettes" pour s'adresser aux calvinistes qu'il ne peut
rencontrer.
Il est le saint patron des sourds-muets parce qu'il a
pris sous sa protection pendant 17 ans (jusqu'à sa mort) le sourd-muet
Martin, et l'a lui-même patiemment enseigné et catéchisé.
Le 2
mars 2011, la catéchèse de l'audience générale a été consacrée à saint
François de Sales, né en 1567 dans une noble famille savoyarde. Dans sa
jeunesse, a rapporté le Saint-Père, il "vécut une profonde crise
spirituelle alors qu'il méditait la pensée de saint Augustin et de saint
Thomas d'Aquin. Crise qui le porta à s'interroger sur le salut de l'âme
et la prédestination de Dieu à son égard, en vivant dramatiquement les
grandes questions théologiques qui agitaient l'époque". A vingt ans
cependant, "il trouva la paix dans...l'amour de Dieu, dans un amour sans
conditions, confiant dans l'amour divin. Tel fut le secret de toute sa
vie". Puis il a rappelé que François de Sales fut ordonné prêtre en 1593
et évêque de Genève en 1602, alors que la ville était le bastion du
calvinisme. "Apôtre, prédicateur et écrivain, homme de prière et
d'action...engagé dans le débat avec les protestants, il expérimenta
au-delà de la nécessaire controverse théologique l'efficacité des
rapports personnels et de la charité". Avec sainte Jeanne de Chantal, il
fonda l'ordre de la Visitation, caractérisé par une totale consécration
à Dieu, dans la simplicité et l'humilité. François de Sales mourut en
1622.
Dans son Introduction à la vie dévote, il lance une invitation
qui pouvait sembler révolutionnaire pour l'époque: "Être tout entier à
Dieu et vivre pleinement dans le monde les devoirs de son état... C'est
ainsi que naquit par l'appel aux laïcs l'attention portée à la
consécration des choses temporelles et à la sanctification du quotidien,
sur lesquels insistent le Concile Vatican II et la spiritualité
contemporaine". Benoît XVI a ensuite cité une autre œuvre majeure de ce
Docteur de l'Église, le Traité de l'amour de Dieu: "Dans une période de
grande ferveur mystique, il s'agit d'une somme et à la fois d'une
superbe œuvre littéraire... Sur le modèle de l'Écriture, François de
Sales y traite de l'union entre Dieu et l'homme, développant une série
d'images inter-personnelles comme Dieu père et seigneur, époux et ami.
"Ce traité offre une profonde méditation de la volonté humaine et une
description de son parcours, du mourir pour vivre dans le total abandon
de la volonté comme du bon plaisir de Dieu. Au sommet de l'union avec
Dieu...on retrouve un flux de charité qui s'étend aux attentes et aux
besoins de tous". Il a conclu en affirmant qu'aujourd'hui, dans une
période "en recherche de liberté, malgré violences et inquiétudes,
l'actualité de ce grand maître spirituel et pacificateur a confié à ses
disciples l'esprit de liberté, cette liberté véritable qui culmine dans
l'enseignement total de la réalité de l'amour. Saint François de Sales
est un témoin exemplaire de l'humanisme chrétien, exposé avec
familiarité, à l'aide de paraboles parfois poétiques. Il y rappelle que
l'homme porte en lui la nostalgie de Dieu et qu'en lui seul il est
possible de trouver et réaliser la joie véritable". (source: VIS
20110302 490)
François de Sales s'épuisera une bonne partie de sa
vie au service de Dieu et des hommes. Ordonné évêque à 35 ans, il ne
s'épargnera rien pour annoncer l'évangile: ni visites dans son diocèse,
ni catéchèses des petits enfants, ni visites aux condamnés, ni voyages
apostoliques...
Il entreprend d'écrire des lettres personnelles aux
gens qu'il ne peut atteindre. Puis il fait appel à l'imprimerie pour
éditer des textes qu'il placarde dans les endroits publics et distribue
sous les portes. Ces publications périodiques imprimées sont considérées
comme le premier "journal" catholique du monde, et c'est pourquoi
François de Sales est le patron des journalistes. Et pour toucher les
illettrés, il se met à prêcher sur les places, au milieu des marchés...
Mémoire
de saint François de Sales, évêque de Genève et docteur de l'Église.
Vrai pasteur d'âmes, il amena à la communion catholique un grand nombre
de frères qui en étaient séparés, il enseigna aux chrétiens par ses
écrits la dévotion et l'amour de Dieu et, avec sainte Jeanne de Chantal,
il fonda l'Ordre de la Visitation. Alors qu'il demeurait à Lyon dans
l'humilité, il rendit son âme à Dieu le 28 décembre 1622 et fut mis au
tombeau en ce jour à Annecy en 1623.
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